Le médecin imaginaire
30 novembre 2008 par johana
Classé dans Arts & Culture, Théâtre
Jusqu’au 21 décembre, le convivial théâtre Daniel-Sorano à Vincennes présente « Diagnostic », une comédie enlevée de Daniel Pennac. Réalisant que sa nouvelle se prêtait à l’art du mime, l’auteur a immédiatement pensé à Jean-Claude Cotillard, dont il avoue avoir vu cinq fois de suite fois la pantomime « La vie en rose » à Avignon sans en être jamais revenu, pour mettre en scène et incarner le personnage loufoque de Galvan, apprenti médecin obnubilé par sa future carte de visite. Le choix de la talentueuse Cotillard Compagnie s’avère en effet être un bon diagnostic. Lire plus
American Nightmare
28 novembre 2008 par johana
Classé dans Arts & Culture, Théâtre
Dans le cadre de la trente-septième édition du Festival d’Automne à Paris, la compagnie anversoise De Koe, actuellement en tournée avec « Qui a peur de Virginia Woolf ? » d’Edward Albee, tient l’affiche du théâtre de la Bastille. Immortalisée à l’écran en 1967 par le couple mythique formé par deux monstres sacrés du cinéma américain, Liz Taylor et Richard Burton, cette pièce résolument sombre et acide prend le contre-pied d’un prétendu rêve américain qui tend aujourd’hui à se généraliser. La compagnie De Koe dénonce et saccage avec un plaisir évident ce modèle de société « idéale », et offre au public une interprétation magistrale de la pièce d’Edward Albee en transposant ses enjeux majeurs dans une adaptation française qui en souligne la portée. Lire plus
Mélodies du bonheur
27 novembre 2008 par johana
Classé dans Arts & Culture, Musique
Depuis sa naissance en 1983 au cœur de la mythique rue des Lombards à Paris, le Baiser Salé a su s’imposer comme l’un des hauts lieux du jazz de la capitale. A l’origine de cette solide réputation, Marie Rodriguez, la programmatrice des lieux. Consciente que le jazz est né du métissage, et néanmoins intransigeante sur la qualité de sa programmation, c’est avec passion qu’elle organise depuis vingt-cinq ans des rencontres audacieuses entre « pointures » et jeunes musiciens au talent prometteur, offrant à ces derniers un tremplin non négligeable et contribuant ainsi à faire du Baiser Salé un lieu unique qui dépasse le cadre du club de jazz traditionnel. Rien d’étonnant, dès lors, à ce que la rencontre entre Sylvain Luc et Stéphane Belmondo se soit déroulée à son initiative quelques années plus tôt, donnant lieu à une formation surprenante, concrétisée par la sortie du superbe album Ameskeri en 1998. C’est face à une salle comble et comblée que le duo s’est de nouveau réuni mercredi en deuxième partie de soirée, le temps de deux sets magiques, rendant ainsi au Baiser Salé un hommage mérité. Lire plus
Un pur moment de bonheur
20 novembre 2008 par johana
Classé dans Arts & Culture, Musique
Avec son premier album « Comme un manouche sans guitare », Thomas Dutronc a réussi à s’imposer dans le paysage musical français. Dans le cadre de sa tournée, cet artiste à part entière - malgré l’étiquette de « fils de » que certains s’acharnent à lui coller - fait escale à l’Olympia du 19 au 21 novembre 2008. Faisant fi du caractère imposant de la salle, Thomas Dutronc parvient à créer une atmosphère intime et joyeuse en offrant à son public bien plus qu’un simple concert, un véritable spectacle dans lequel il se révèle être un maître amoureux de l’art du jeu de mots et, selon ses propres termes, du contrepoint… virgule. Lire plus
Du Parquet aux Planches
16 novembre 2008 par johana
Classé dans Arts & Culture, Théâtre
« Ni salaud lumineux, ni avocat de la terreur », il est difficile de cerner Jacques Vergès. En effet, tantôt méprisé, haï, tantôt admiré, cet avocat brillant, mondialement connu pour son C.V. sur lequel figurent parmi les plus « grands » criminels de notre époque tels Slobodan Milosevic, Klaus Barbie ou encore le FLN, ne laisse personne indifférent.
Fidèle à sa conviction que tout homme, quel que soit son crime, a le droit d’être défendu, c’est pourtant en toute humilité que Jacques Vergès se livre, sur la scène du Théâtre de la Madeleine à Paris, à un monologue théâtral aux allures d’auto-procès.
Sa toute première pièce, ironiquement baptisée « Serial Plaideur » , est porteuse d’une grande leçon d’humanité, pourvu que l’on daigne l’aborder de façon philosophique, c’est-à-dire abstraction faite de tout préjugé.






