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	<pubDate>Sat, 10 Oct 2009 06:00:05 +0000</pubDate>
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		<title>Reprise des festivités</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Oct 2009 06:00:05 +0000</pubDate>
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Suite à son succès au Théâtre Comedia en 2008, l&#8217;adaptation de « Casse-Noisette » par la compagnie Ecla Théâtre, spécialiste du spectacle jeune public, sera à l&#8217;affiche du Théâtre de la Porte Saint-Martin du 24 octobre 2009 au 2 janvier 2010. L&#8217;an dernier déjà, le spectacle avait suscité un certain engouement de la critique. A la fois [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: center;">
<div style="text-align: center;"><a href="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/03/casse-noisette3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-293" title="casse-noisette3" src="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/03/casse-noisette3.jpg" alt="casse-noisette3" width="523" height="350" /></a></div>
<div style="text-align: center;"></div>
<div style="text-align: left;">
<strong>Suite à son succès au Théâtre Comedia en 2008, l&#8217;adaptation de « Casse-Noisette » par la compagnie Ecla Théâtre, spécialiste du spectacle jeune public, sera à l&#8217;affiche du Théâtre de la Porte Saint-Martin du 24 octobre 2009 au 2 janvier 2010. L&#8217;an dernier déjà, le spectacle avait suscité un certain engouement de la critique. A la fois inspiré des chefs-d&#8217;oeuvre de Hoffman et de Tchaïkovsky, il traduit en effet la volonté de la troupe de relever une gageure intéressante à travers une féerie en huit tableaux mêlant étroitement l&#8217;art du conte, le théâtre, la musique et la danse. Pourtant, bien que présentée par la compagnie comme étant <em>« un formidable divertissement pour tous [...] un chef-d&#8217;oeuvre tout court »</em>, et malgré l&#8217;énergie évidente et le jeu sincère de ses interprètes, cette adaptation de « Casse-Noisette » peine à émouvoir son public.</strong></div>
</div>
<p><strong> </strong><span id="more-290"></span></p>
<p>A la veille de Noël, Frédéric et sa soeur Marie, petite fille rêveuse à l&#8217;imagination débordante, déballent avec une grande excitation les cadeaux apportés par leur parrain, ancien horloger mystérieux et conteur hors-pair. Tandis qu&#8217;ils s&#8217;émerveillent, sous le regard amusé de leur mère, des somptueuses poupées et des valeureux soldats de plomb, un troisième paquet attire leur attention. C&#8217;est un casse-noisette en bois peint représentant un prince dont les traits grossiers provoquent immédiatement les railleries de Frédéric qui, dans son élan, le brise en voulant casser une noix. L&#8217;incident attriste profondément Marie qui se prend d&#8217;une singulière affection pour l&#8217;objet, attisée par le récit que lui conte son parrain du Prince Casse-Noisette, jeune homme de chair et de sang qui fut victime d&#8217;un sort jeté par le roi des rats. Dès lors, la petite fille va réaliser, à travers une série de rêves fantastiques tels une évocation des sacrifices et des joies du sentiment amoureux, un voyage initiatique vers l&#8217;âge adulte.</p>
<p>Plus qu&#8217;un simple conte de Noël, <em>Casse-Noisette</em> présente donc plusieurs niveaux de lecture. Le voyage initiatique de Marie est en effet directement adressé au lecteur ou au spectateur qui, selon son âge et son expérience de la vie, en appréhendera plus ou moins distinctement les différentes étapes, soulignées par une subtile contextualisation spatio-temporelle.<br />
La parabole du rêve, introduite par les douze coups de minuit symboliques du passage du rêve à la réalité et donc de l&#8217;enfance à l&#8217;âge adulte, facilite cette identification au personnage de Marie, renforcée dans le ballet de Tchaïkovsky par le choix de musiques et de danses d&#8217;inspiration folklorique - telles les danses arabe, espagnole, chinoise et russe - qui donnent au conte sa dimension internationale.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/02/casse-noisette.jpg"><a href="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/03/casse-noisette2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-292" title="casse-noisette2" src="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/03/casse-noisette2.jpg" alt="casse-noisette2" width="523" height="350" /></a><br />
</a></div>
<p>Or, si l&#8217;adaptation de Christian Grau-Stef reprend effectivement la trame du conte et certaines musiques du ballet, elle ne parvient pas à en restituer la magie malgré la fluidité de la mise en scène, la qualité de l&#8217;interprétation dramatique et chorégraphique, et la beauté du décor et des costumes. Manifestement destiné à satisfaire les attentes présumées du jeune public moderne, le spectacle présente pourtant une succession de choix peu judicieux. Tandis que les enfants présents dans la salle s&#8217;animent à chaque intervention musicale ou dansée, la part belle est faite aux dialogues qui, ponctués de mauvais jeux de mots (<em>« Casse-Noisette&#8230; casse-pipe [...] »</em>), sont souvent ennuyeux et simplifiés à l&#8217;extrême, notamment lors de la visite du palais des friandises, commentée par un animateur semblant sortir tout droit d&#8217;une émission télévisée.<br />
Quant à la musique, il ne s&#8217;agit pas de l&#8217;intégralité de <em>Casse-Noisette</em> mais d&#8217;une sélection de morceaux du ballet de Tchaïkovsky, aussi peut-on s&#8217;interroger sur la présence de la valse de <em>La Belle au Bois Dormant</em> ou des récurrentes reprises de la comptine <em>Cadet Rousselle</em>.</p>
<p>Le reproche majeur fait à ce spectacle n&#8217;est donc pas tant d&#8217;avoir cherché à proposer une adaptation contemporaine destinée en priorité au jeune public des chefs-d&#8217;oeuvre de Hoffman et de Tchaïkovsky, à l&#8217;image du très réussi <em>The Nutcracker Prince</em>, dessin-animé réalisé en 1990 par Paul Schibli, mais d&#8217;en proposer une vision très superficielle et commerciale, bien loin de la puissance artistique de <em>Casse-Noisette</em>. Le prix de la place comme le titre de la pièce semblent dès lors peu justifiés.</p>
<p><strong>Johana Boudoux.</strong></p>
<p><strong><em>Casse-Noisette</em>, d&#8217;après le conte d&#8217;Hoffman et le ballet de Tchaïkovsky</strong><a href="http://www.ecla-theatre.com"><br />
Compagnie Ecla Théâtre</a><br />
Adaptation : Christian Grau-Stef<br />
Mise en scène / chorégraphie : Daniel Thuann<br />
Assistant à la mise en scène : Laury André<br />
Avec : Nathalie Meunier, Vincent Bonnasseau, Loïc Pottier, Axel Petersen, Jean Paul Audrain, Artur Zakirov, Alexandra Ronsin-Schmitt, Andriy Demchak, Raphaël Landais, Violetta Sidorenko et Cynthia Sureau.<br />
Création et réalisation de masques et accessoires : Martine Baudry<br />
Costumes : Danièle Barraud<br />
Décors : Sophie Taïs<br />
Régie : Fouad Souaker<strong><br />
<a href="http://www.portestmartin.fr">Théâtre de la Porte Saint-Martin</a> • 18, boulevard Saint-Martin • 75010 Paris</strong><strong><br />
Métro Strasbourg Saint Denis</strong><strong><br />
Réservations : 01 40 27 82 05<br />
Du 24 octobre 2009 au 2 janvier 2010<br />
Dates et horaires des représentations indiqués sur le <a href="http://www.ecla-theatre.com">site de la Compagnie</a><br />
Durée : 1 h 25<br />
28 € | 18,50 €</strong></p>
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		<title>La Femme de l&#8217;ombre</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Jun 2009 02:13:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>johana</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Perdue depuis des heures, des nuits peut-être, dans ce dédale de dalles qu&#8217;elle dévale, elle ôte ses souliers pour s&#8217;abandonner toute entière à son amour minéral. A peine a-t-elle posé son pied sur la pierre lisse et glacée qu&#8217;elle tressaille, et sent se hérisser sur l&#8217;étendue de sa peau nue son fin duvet. Ce contact [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_700" class="wp-caption aligncenter" style="width: 360px"><a href="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/06/293444.jpg"><img class="size-full wp-image-700" title="293444" src="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/06/293444.jpg" alt="© Sarah Moon" width="350" height="287" /></a><p class="wp-caption-text">© Sarah Moon</p></div>
<p>Perdue depuis des heures, des nuits peut-être, dans ce dédale de dalles qu&#8217;elle dévale, elle ôte ses souliers pour s&#8217;abandonner toute entière à son amour minéral. A peine a-t-elle posé son pied sur la pierre lisse et glacée qu&#8217;elle tressaille, et sent se hérisser sur l&#8217;étendue de sa peau nue son fin duvet. Ce contact charnel, ardent comme un premier baiser, laisse sur la plante de ses pieds son empreinte, étrange tatouage brodé de fils d&#8217;Ariane représentant une carte du tendre.<span id="more-667"></span></p>
<p>Le cliquetis rythmé de ses talons sur le sol a laissé place au battement sans cesse accéléré de son cœur, de ses tempes, de ses veines. Au creux de son ventre, un désir volcanique, incontrôlable, auquel elle ne songe pas à se soustraire. Elle a envie de sentir ses mains sur sa peau, la chaleur de ses lèvres sur les siennes, doucement, des lèvres si douces qu&#8217;elle craint de n&#8217;oser les baiser. Elle s&#8217;enivre déjà de l&#8217;odeur de son corps, de ses yeux rieurs plongés dans les siens, de la vibration de ses mots à l&#8217;intérieur de son ventre, pose ses mains sur son dos, apprécie la rondeur de ce grain de beauté sur son omoplate saillante&#8230;</p>
<p>&#8220;Il suffirait de presque rien, juste que nos corps se rencontrent, juste que nos mains se touchent, juste que nos peaux se répondent, pour qu&#8217;enfin nos cœurs s&#8217;entretiennent, juste une fois, juste pour voir, juste pour savoir&#8230;&#8221;</p>
<p>Impertinente embrasée, elle poursuit, sereine, sa marche nuptiale.</p>
<p><strong>Johana Boudoux.</strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p>Ce texte fait suite à <em>La Femme de l&#8217;ombre</em>, née sous la plume de Béatrice Barralis&#8230; :<strong><br />
<a href="http://www.facebook.com/note.php?note_id=108737890785&amp;ref=mf">La Femme de l&#8217;ombre (I)</a></strong></p>
<p>&#8230;qui a poursuivi sa marche à l&#8217;initiative d&#8217;Olivier F.Thomas&#8230; :<strong><br />
<a href="http://www.facebook.com/profile.php?id=577644724&amp;ref=name#/note.php?note_id=86160969757&amp;ref=mf">La Femme de l&#8217;ombre (II)</a></strong></p>
<p>&#8230; Est devenue Reine avec Eva Lunaba&#8230; :<strong><br />
<a href="http://www.facebook.com/note.php?note_id=87518848953">La Femme de l&#8217;ombre (III)</a></strong></p>
<p>&#8230; Puis objet de désir avec Francis Baux&#8230; :<strong><br />
<a href="http://www.facebook.com/profile.php?id=577644724&amp;ref=name#/note.php?note_id=82472753364&amp;ref=mf">La Femme de l&#8217;ombre (IV)</a></strong></p>
<p><strong>Si vous aussi l&#8217;aimez, il ne tient qu&#8217;à vous de la prendre, pour l&#8217;emmener vers d&#8217;autres horizons !</strong></p>
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		<title>Ludovic Beier : Django Brasil !</title>
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		<pubDate>Mon, 25 May 2009 02:39:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>johana</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Dans les bacs depuis le 7 mai, « Django Brasil » est le nouvel album de Ludovic Beier, accordéoniste réputé notamment pour ses nombreuses collaborations avec le guitariste de jazz manouche Angelo Debarre. Un pari un peu fou, celui de reprendre des morceaux parmi les plus connus de Django Reinhardt à la sauce brésilienne, que le nouveau [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans les bacs depuis le 7 mai, « Django Brasil » est le nouvel album de Ludovic Beier, accordéoniste réputé notamment pour ses nombreuses collaborations avec le guitariste de jazz manouche Angelo Debarre. Un pari un peu fou, celui de reprendre des morceaux parmi les plus connus de Django Reinhardt à la sauce brésilienne, que le nouveau quartet formé par Ludovic Beier relève haut la main.</strong><br />
<span id="more-630"></span></p>
<p><a href="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/05/beiersamson_450.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-658" title="beiersamson_450" src="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/05/beiersamson_450-300x300.jpg" alt="beiersamson_450" width="300" height="300" /></a><br />
Le nom de l&#8217;album est en soi une promesse de voyage. Django (<em>« je m&#8217;éveille »</em>, en romani), au Brésil. Et, passée la surprise de la première écoute, c&#8217;est effectivement sur une plage de sable fin que Ludovic Beier nous emmène, s&#8217;éloignant des sentiers battus de la reprise du répertoire Reinhardtien pour diriger ses pas - et les nôtres - vers des contrées plus ensoleillées. Ainsi, la traditionnelle <em>pompe manouche</em> cède-t-elle la place à une rythmique chatoyante, tantôt langoureuse, tantôt enivrante, teintée de jazz, de bossa-nova et de marcatu par le guitariste Thierry Moncheny et le percussionniste Matthieu Guillemant, deux grandes pointures de la scène brésilienne contemporaine.</p>
<p>Mais Ludovic Beier ne se contente pas de saupoudrer <em>Minor Swing</em>, <em>Nuages</em>, <em>Daphné</em> ou encore <em>Manoir de mes rêves</em> de quelques accents brésiliens. Accompagné par le génial Samson Schmitt à la guitare solo, il en réinvente entièrement les phrasés, rompant ainsi avec le caractère quelque peu sacro-saint que revêtent parfois les reprises du maître du swing manouche. S&#8217;il faut toutefois reconnaître que tous les morceaux ne se prêtent pas de façon égale à l&#8217;exercice, nombreux sont ceux qui gagnent à être ainsi redécouverts.</p>
<p>Déjà considéré comme un « must » par la critique de TSF, l&#8217;album <em>Django Brasil</em> est donc une totale réussite. Si son écoute abusive est hautement recommandée, elle provoque néanmoins un chaloupement incontrôlable chez ses auditeurs. Seul remède connu : assister aux concerts de ce formidable quartet, le 15 juin au Duc des Lombards, et le 27 juin au Festival Django Reinhardt de Samois-sur-Seine.</p>
<p>Johana Boudoux.  <strong><em></em></strong></p>
<p><strong><em><br />
Django Brasil</em>, de Ludovic Beier</strong><br />
City Records / Le Chant du Monde <a href="http://www.djangobrasil.com"><br />
www.djangobrasil.com</a><br />
Ludovic Beier : accodéon, accordina, voix<br />
Samson Schmitt : guitare solo<br />
Thierry Moncheny : guitare<br />
Matthieu Guillemant : percussions</p>
<p><strong>Concerts du 15 juin 2009, à 20h et à 22h au Duc des Lombards</strong><br />
Le Duc des Lombards • 42, rue des Lombards • 75001 Paris <a href="http://www.ducdeslombards.com/"><br />
www.ducdeslombards.com</a><br />
Réservation conseillée : 01 42 33 22 88<br />
25 €  <strong></strong></p>
<p><strong>Concert du 27 juin 2009 à 17h45 au Festival Django Reinhardt de Samois-sur-Seine</strong> <a href="http://www.festivaldjangoreinhardt.com"><br />
www.festivaldjangoreinhardt.com</a><br />
Pass journée (plus d&#8217;informations sur le site) : 27 € | 23 €</p>
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		<title>Coup de coeur : Rufus Cappadocia - Songs for Cello</title>
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		<pubDate>Thu, 21 May 2009 12:02:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>johana</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Le hasard fait parfois très bien les choses. Alors que ma main cherchait à se saisir d&#8217;une compilation de chants traditionnels tziganes exposée bien en évidence, soit très haut, tout au fond du plus petit bac du rayon le moins fourni du magasin, l&#8217;album m&#8217;est littéralement tombé dessus, comme pour me donner un avant-goût de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le hasard fait parfois très bien les choses. Alors que ma main cherchait à se saisir d&#8217;une compilation de chants traditionnels tziganes exposée bien en évidence, soit très haut, tout au fond du plus petit bac du rayon le moins fourni du magasin, l&#8217;album m&#8217;est littéralement tombé dessus, comme pour me donner un avant-goût de l&#8217;état de choc dans lequel son écoute allait me plonger, quelques heures plus tard.</strong><br />
<span id="more-598"></span></p>
<p><strong><a href="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/05/0794881900626.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-621" title="0794881900626" src="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/05/0794881900626-300x300.jpg" alt="0794881900626" width="300" height="300" /></a><br />
</strong></p>
<p>Premier album solo de Rufus Cappadocia, <em>Songs for Cello </em>emporte immédiatement son auditeur dans une étourdissante foison de couleurs musicales, qui rend assez bien compte de la profonde démarche artistique du violoncelliste. Né en 1967 à Hamilton, au Canada, d&#8217;une mère américaine et d&#8217;un père immigré italien, Rufus Cappadocia n&#8217;a que trois ans lorsqu&#8217;il entame son apprentissage du violoncelle, précocité qui le mènera tout naturellement à intégrer la prestigieuse université McGill de Montréal où, en parallèle de sa formation classique, il se passionne pour l&#8217;ethnomusicologie. De cette étude découle la découverte, notamment, des chants pygmées ouest-africains, ou encore des premiers folks bulgares, mais aussi, lors d&#8217;un voyage longuement prolongé dans le sud de la France puis en Espagne, d&#8217;une des musiques « originelles » par excellence, le flamenco, dont les techniques de guitare et le rythme ensorcelant des <em>compas</em> et des <em>palmas</em> deviennent pour lui une source première d&#8217;inspiration.</p>
<p>Toutes ces influences, que l&#8217;on retrouve sur son album, le mènent à s&#8217;interroger sur la source première de la musique. <em>« J&#8217;ai étudié de nombreux langages musicaux différents et j&#8217;ai joué avec des musiciens du monde entier. Mais finalement, toutes les musiques sont issues d&#8217;une seule et même source. Vous pouvez être plus attiré par tel ou tel genre, mais dans le fond, tous les genres se rejoignent en un même point. »</em> explique-t-il sur son site officiel, avant que de conclure :<em> « Finalement, je crois qu&#8217;on peut dire que toute m&#8217;a vie n&#8217;a été qu&#8217;une tentative d&#8217;atteindre ce point. ».</em></p>
<p>La gageure d&#8217;une vie, donc, que Rufus Cappadocia relève avec brio. Car si <em>Songs for Cello</em> impressionne en premier lieu par la diversité des registres musicaux maîtrisés et réinventés par Rufus Cappadocia (classique, jazz, blues, rock, musique orientale, africaine, caraïbéenne, tzigane&#8230; ), il ne saurait se résumer à une simple synthèse des genres. Chaque composition plonge en effet l&#8217;auditeur dans un univers onirique unique, troublant, profondément émouvant, dans lequel il se sent en terrain connu, tant les mélopées du violoncelliste évoquent quelque chose d&#8217;une terre ancestrale dont nous serions tous issus. Ce sentiment d&#8217;un retour aux sources de soi se trouve encore renforcé par les échos de pas de danse et par les roulements de tambours guerriers, sonorités curieuses et envoûtantes toutes issues d&#8217;un violoncelle électrique à cinq cordes, instrument improbable inventé et menuisé par Rufus Cappadocia lui-même durant sa jeunesse, alors qu&#8217;il tentait de gagner sa croûte plus que sa vie en expérimentant le jazz progressiste dans le métro et les rues de Montréal.</p>
<p>Enregistré en live lors d&#8217;un concert au Canada, <em>Songs for Cello</em>, étonnant de maturité pour un premier album solo, a été récemment plébiscité par la critique de <em>Télérama</em> (<em>ffff</em>). Les autres récompenses ne devraient pas tarder à pleuvoir&#8230;</p>
<p><strong>Johana Boudoux.</strong></p>
<p><object width="445" height="364" data="http://www.youtube.com/v/_ri5KiZlPF4&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;rel=0&amp;border=1" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/_ri5KiZlPF4&amp;hl=fr&amp;fs=1&amp;rel=0&amp;border=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object></p>
<p><strong><em>Songs for Cello</em>, de Rufus Cappadocia (Daqui, 2008)<br />
<a href="http://www.rufusmusic.com">Site officiel</a>, <a href="http://www.myspace.com/rufuscello">MySpace</a><br />
<a href="http://www.daqui.org">Daqui</a></strong></p>
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		<title>Swing sur la corde sensible</title>
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		<pubDate>Thu, 14 May 2009 12:45:32 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mardi soir à L&#8217;Atelier Charonne, c&#8217;est autour d&#8217;une passion commune pour le jazz manouche et le bon vin que de nombreux mélomanes se sont réunis pour applaudir le grand guitariste Tchavolo Schmitt, accompagné, à la guitare, par son neveu Frangy Delporte, et par William Brunard à la contrebasse. Depuis son ouverture en avril 2008, l&#8217;Atelier Charonne a su s&#8217;imposer comme l&#8217;un des hauts lieux du jazz manouche à Paris, en offrant aux amateurs une programmation éclectique et pointue au sein de laquelle se côtoient, souvent sur une même scène, la jeune génération comme les musiciens les plus accomplis. Parmi ces derniers se distingue, telle une légende vivante, Tchavolo Schmitt.</strong></p>
<div id="attachment_588" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/05/007.jpg"><img class="size-medium wp-image-588" title="tchav2" src="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/05/007-300x225.jpg" alt="tchav2" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">© Johana Boudoux</p></div>
<p><span id="more-561"></span></p>
<p>Révélé au grand public par le film Swing de Tony Gatlif à qui il inspira le scénario, Tchavolo Schmitt est considéré à juste titre comme l&#8217;un des plus grands guitaristes de jazz manouche de sa génération. En effet, s&#8217;il ressuscite à merveille le répertoire de Django Reinhardt, c&#8217;est toutefois sans jamais succomber à la tentation facile d&#8217;une retranscription trop fidèle, voire d&#8217;une pure et simple imitation, à une époque où le jazz manouche fait - enfin ! - de nouveau se délier les langues. Car Tchavolo Schmitt est un vrai musicien. Au fil des années, il a su développer un style inimitable (l&#8217;écoute attentive de certains musiciens de la nouvelle génération démontre que les tentatives ne manquent pas), résolument personnel, et reconnaissable entre mille.</p>
<p>Et le public ne s&#8217;y trompe pas, sans doute parce que, peu soucieux d&#8217;impressionner la galerie par de volubiles prouesses techniques, Tchavolo Schmitt préfère lui offrir son âme, à travers un jeu sincère et tendre, profondément bouleversant, n&#8217;hésitant pas à désaccorder puis raccorder sa guitare pour faire vibrer la note la plus fidèle à l&#8217;émotion de l&#8217;instant. Dès lors, impossible de distinguer l&#8217;homme de son instrument. Le public est acquis, conquis, ce dont s&#8217;amuse malicieusement Tchavolo Schmitt en achevant ses morceaux par une <em>pompe manouche</em> endiablée, rendant ainsi l&#8217;atmosphère de la salle toute sa légèreté.</p>
<div id="attachment_589" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/05/016.jpg"><img class="size-medium wp-image-589" title="Biduwii" src="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/05/016-300x225.jpg" alt="© Johana Boudoux" width="300" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">© Johana Boudoux</p></div>
<p>Fervents épris de ce swing brut et profond, c&#8217;est avec une complicité évidente que Frangy Delporte et William Brunard répondent guitare, contrebasse et âme aux puissantes mélopées, tantôt gaies, tantôt plus mélancoliques du grand guitariste, par un accompagnement à la fois teinté de fougue et de respectueuse admiration. Cependant, malgré leur jeune expérience, les deux musiciens font preuve d&#8217;un talent évident, ce dont témoignent tout d&#8217;abord leurs premiers solos, mais surtout le joyeux boeuf final improvisé suite au salut de Tchavolo Schmitt.</p>
<p>Ainsi, alors qu&#8217;à minuit passé, soit forcément bien trop tôt, le bruit de fermeture du rideau de fer annonce la fin de ce concert magique, c&#8217;est avec un large sourire jusqu&#8217;aux yeux, humides d&#8217;émotion, que les spectateurs empruntent le chemin du retour, saluant les artistes d&#8217;un même mot : MERCI.</p>
<p><strong>Johana Boudoux.</strong></p>
<p><strong>Tchavolo Schmitt, Frangy Delporte et William Brunard</strong><br />
Tchavolo Schmitt : guitare<br />
Frangy Delporte : guitare rythmique, guitare.<br />
William Brunard : basse, guitare.<br />
<strong><a href="http://www.ateliercharonne.com">Atelier Charonne</a> • 21, rue de Charonne • 75011 Paris<br />
Réservation (vivement conseillée !) : 01 40 21 83 35<br />
Du mardi au dimanche soir, concert à partir de 20h30.<br />
Formule dîner-concert à 29,90 € | Conso à partir de 5 €</strong></p>
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		<title>Les enfants du jazz</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Apr 2009 15:24:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>johana</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Chaque dimanche à seize heures, le mythique club de jazz parisien Sunset/Sunside convie les enfants et leurs parents à se retrouver autour d&#8217;une formule magique et appétissante baptisée « Jazz et Goûter ». Une excellente initiative, puisqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;offrir au jeune public, à travers une série d&#8217;hommages rendus aux plus grands jazzmen et big-bands de l&#8217;histoire, une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chaque dimanche à seize heures, le mythique club de jazz parisien Sunset/Sunside convie les enfants et leurs parents à se retrouver autour d&#8217;une formule magique et appétissante baptisée « Jazz et Goûter ». Une excellente initiative, puisqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;offrir au jeune public, à travers une série d&#8217;hommages rendus aux plus grands jazzmen et big-bands de l&#8217;histoire, une première approche du jazz présentée avec passion par des musiciens parmi les plus talentueux de la scène française.</strong><span id="more-510"></span></p>
<p>Au programme de ce dimanche de Pâques, pas de petits oeufs, mais des perles musicales tirées du répertoire du célèbre saxophoniste ténor de jazz Joe Henderson. Et autant dire que l&#8217;hommage qui lui est rendu par le Samy Thiébault Quintet est de taille. En effet, récompensé en 2002 par le prix de composition aux « Trophées du Sunside » pour son premier album <em>Blues for Nel</em>, ce qui explique, peut-être, qu&#8217;il ait été choisi par le Sunside pour ouvrir chaque mois le programme des festivités de « Jazz et Goûter », le jeune et talentueux Samy Thiébault a su s&#8217;entourer de musiciens géniaux, ce dont témoigne le succès de son nouvel album <em>Gaya Scienza</em>, qui figure déjà dans la sélection musicale de nombreuses radios et magazines (FIP, TSF, Libération, Jazzman, les Inrockuptibles, etc.).</p>
<p style="text-align: center;">
<div id="attachment_530" class="wp-caption aligncenter" style="width: 496px"><a href="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/l_7d2bf48651f314cf32b2c507f54f89f6.jpg"><img class="size-full wp-image-530" title="l_7d2bf48651f314cf32b2c507f54f89f6" src="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/l_7d2bf48651f314cf32b2c507f54f89f6.jpg" alt="© Paola Romani" width="486" height="323" /></a><p class="wp-caption-text">© Paola Romani</p></div>
<p>Formé par Stéphane Belmondo à la batterie, dont il joue avec autant de plaisir et d&#8217;excellence que de la trompette ou du bugle, Yoni Zelnik à la contrebasse (en remplacement de dernière minute de Sylvain Romano), Adrien Chicot au piano, Julien Alour à la trompette et bien entendu Samy Thiébault au sax ténor, le groupe interprète avec brio, le temps de deux sets de trente minutes, un choix judicieux de compositions de Joe Henderson, que le saxophoniste prend le temps de présenter à ses jeunes spectateurs : <em>Out of the night</em>, <em>Punjab</em>, le standard <em>Invitation</em>, <em>Recorda Me</em>, <em>Isotope</em>, <em>Serenity</em>, et enfin <em>Black Narcissus</em>.</p>
<p>Immédiatement, la magie opère. Les enfants battent des mains, tapent des pieds, imitent fièrement les gestes du saxophoniste, du trompettiste ou encore du batteur, le tout sans quitter la scène des yeux. Dès le deuxième set, ils s&#8217;éloignent même, pour la plupart, de leurs parents, afin de prendre place au premier rang, comme envoûtés par la musique et heureux d&#8217;avoir été conviés à l&#8217;apprécier en <em>live</em>. Ravis de l&#8217;occasion qui leur est donnée de partager en famille leur passion pour le jazz, les adultes se laissent à leur tour aller à l&#8217;écoute de l&#8217;interprétation originale et habitée du répertoire de Joe Henderson par Samy Thiébault et Julien Alour, au rythme un peu fou de la batterie de Stéphane Belmondo et de l&#8217;improvisation de Yoni Zelnik, auquel Adrien Chicot, hélas parfois trop discret, apporte une touche de douceur.</p>
<p>Amateurs férus de jazz ou néophytes, enfants ou adultes, la programmation des « Jazz et Goûter » du Sunside regorge de friandises qui pourraient bien vous rendre accros.</p>
<div id="attachment_532" class="wp-caption aligncenter" style="width: 522px"><a href="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/copyme.jpg"><img class="size-full wp-image-532" title="copyme" src="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/copyme.jpg" alt="© Johana Boudoux" width="512" height="384" /></a><p class="wp-caption-text">© Johana Boudoux</p></div>
<p><strong>Johana Boudoux.</strong></p>
<p><strong><em>Hommage à Joe Henderson,</em> par le<a href="http://www.myspace.com/samythibaultquintet">Samy Thiébault Quintet</a></strong><br />
Samy Thiébault : sax ténor<br />
Julien Alour : trompette<br />
Adrien Chicot : piano<br />
Yoni Zelnik : contrebasse<br />
Stéphane Belmondo : batterie<br />
<strong><a href="http://www.sunset-sunside.com">Sunset/Sunside Jazz Club</a> • 60, rue des Lombards • 75001 Paris<br />
Métro Châtelet.<br />
Réservations : 01 40 26 21 25<br />
Le dimanche à 16 h.<br />
Durée : 1h environ avec entracte.<br />
Entrée : 10 €</strong></p>
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		<title>Sur les traces de l&#8217;impératrice Eugénie</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Apr 2009 12:06:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>johana</dc:creator>
		
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Jusqu&#8217;au 26 avril 2009, le musée Galliera présente une exposition consacrée à la mode sous le Second Empire, et en particulier à la crinoline, cette cage armaturée de cerceaux métalliques que les femmes portaient alors sous leurs jupons. Rythmé par les nombreux bals alors organisés par Napoléon III pour relancer l&#8217;économie et le marché du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/crino01.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-501" title="crino01" src="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/crino01.jpg" alt="crino01" width="309" height="400" /></a></p>
<p><strong>Jusqu&#8217;au 26 avril 2009, le musée Galliera présente une exposition consacrée à la mode sous le Second Empire, et en particulier à la crinoline, cette cage armaturée de cerceaux métalliques que les femmes portaient alors sous leurs jupons. Rythmé par les nombreux bals alors organisés par Napoléon III pour relancer l&#8217;économie et le marché du luxe, le Second Empire a laissé derrière lui un héritage culturel considérable, dont les architectes et les créateurs de mode contemporains, tels Jean-Paul Gaultier ou John Galliano, ne cessent de s&#8217;inspirer. </strong><span id="more-485"></span></p>
<p>En effet, encouragés par un capitalisme naissant, les secteurs de la mode et de l&#8217;architecture connaissent un essor fulgurant et commencent à s&#8217;industrialiser (création de nouvelles couleurs et travail de matières alors peu utilisées telles la dentelle et la soie, nouvelles coupes et premières impressions de motifs inspirés de diverses époques et pays tels la Grèce antique, la Chine ou encore l&#8217;Espagne, étude des volumes dont le fort impact sur notre idée de la silhouette idéale mais aussi sur notre vision de l&#8217;architecture se mesure encore aujourd&#8217;hui, exposition universelle de 1855&#8230;).</p>
<p><a href="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/61364_121108-blanche1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-503" title="61364_121108-blanche1" src="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/61364_121108-blanche1.jpg" alt="61364_121108-blanche1" width="320" height="384" /></a></p>
<p>L&#8217;exposition ayant été conçue autour du thème du bal, c&#8217;est donc au son d&#8217;un quadrille que commence la visite des armoires populaires et impériales de l&#8217;époque, et en particulier celles de la princesse Mathilde et de l&#8217;impératrice Eugénie, grande admiratrice des toilettes de Marie-Antoinette et désireuse, comme elle, d&#8217;accéder au statut d&#8217;icône de mode en édictant ses propres codes vestimentaires. On y découvre, bien sûr, des crinolines, mais aussi de charmantes chaussures de ville et de danse, de somptueux bijoux et accessoires tels des éventails, des ombrelles, des carnets de bal ou des porte-bouquets, de magnifiques dentelles d&#8217;époque, ainsi qu&#8217;une collection de vêtements masculins, souvent beaucoup plus étudiés que ceux des femmes. Enfin, quelques tableaux, gravures et photographies permettent un éclairage historique sur la visite.</p>
<p>Si toutefois l&#8217;exposition peut paraître incomplète, la détérioration inévitable de la majorité des costumes d&#8217;époque, l&#8217;exiguité des lieux et le volume important des crinolines ne permettant pas la présentation d&#8217;un grand nombre de modèles, la visite guidée proposée par le musée Galliera lui confère une réelle ampleur, immergeant le visiteur au sein d&#8217;une véritable fresque historique dont il se sent bientôt partie intégrante.</p>
<p><a href="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/rayee.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-502" title="rayee" src="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/rayee.jpg" alt="rayee" width="350" height="468" /></a></p>
<p><strong>Johana Boudoux.</strong></p>
<p><em><strong>Sous l’Empire des crinolines, 1852-1870</strong></em><br />
Musée Galliera • 10, avenue Pierre 1er de Serbie • 75116 Paris<br />
M° Iéna ou Alma Marceau<br />
Station vélib : Alma Marceau<br />
Renseignements : 01 56 52 86 00<br />
Du mardi au vendredi de 10h à 18h, samedi et dimanche de 10h à 19h. Fermeture le lundi.<br />
8,50 € | 7 € | 4,20 € (hors visite guidée).</p>
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		<title>Rencontre avec Eileina Dennis</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Apr 2009 17:11:10 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Une présence incroyable. Une voix de velours, sensuelle et grave, qui vous hérisse tous les poils du corps. Une interprétation magique et très personnelle des grands standards du jazz, qui égale celles de Billie Holiday ou d&#8217;Ella Fitzgerald. Un charisme inouï&#8230; Eileina Dennis (plus connue sous le nom d&#8217;Eileina Williams) a tout d&#8217;une diva, ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une présence incroyable. Une voix de velours, sensuelle et grave, qui vous hérisse tous les poils du corps. Une interprétation magique et très personnelle des grands standards du jazz, qui égale celles de Billie Holiday ou d&#8217;Ella Fitzgerald. Un charisme inouï&#8230; Eileina Dennis (plus connue sous le nom d&#8217;Eileina Williams) a tout d&#8217;une diva, ce dont témoigne la beauté saisissante de son premier album. De passage à Paris pour un concert unique à l&#8217;Hôtel Bel-Ami à Paris, la chanteuse anglaise a accepté d&#8217;ouvrir le bal de la rubrique « Talents » de Blog A Part.</strong></p>
<p><a href="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/n1094119768_107637_1793.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-445" title="n1094119768_107637_1793" src="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/n1094119768_107637_1793.jpg" alt="n1094119768_107637_1793" width="299" height="323" /></a></p>
<p><span id="more-441"></span></p>
<p><big><big><strong>Comment t&#8217;est venue cette passion pour la musique ?</strong></big></big></p>
<p><big><big><strong></strong></big></big></p>
<p>J&#8217;ai commencé à chanter très jeune. Ma première passion a été le gospel. Mais j&#8217;avais beau chanter en permanence, jamais je n&#8217;ai imaginé devenir chanteuse. Je voulais devenir avocate ! (rires). J&#8217;ai suivi des cours de Droit à l&#8217;université et, mon diplôme en poche, j&#8217;ai quitté ma ville natale pour chercher du travail à Londres. Très vite, mon téléphone a commencé à sonner, et on m&#8217;a proposé&#8230; des projets musicaux ! Tout est parti de là, sans que je m&#8217;en aperçoive vraiment ou que je cherche à déclencher quoi que ce soit&#8230;</p>
<p><big><big><strong>Dis-m&#8217;en plus sur ton parcours&#8230;</strong></big></big></p>
<p>Mon parcours&#8230; Comme je te l&#8217;ai dit, j&#8217;ai commencé à chanter à l&#8217;église&#8230; alors, je n&#8217;avais pas vraiment l&#8217;impression de commencer une carrière. Mais je suis heureuse de ces débuts ! J&#8217;ai chanté beaucoup de choses différentes au fil des années, mais je ne me suis jamais sentie aussi en phase avec une musique qu&#8217;avec le gospel. Bien sûr, ensuite, j&#8217;ai découvert le jazz, ou peut-être est-ce le jazz qui m&#8217;a découverte&#8230; J&#8217;ai tout de suite su que j&#8217;étais faite pour ça. En 2005, j&#8217;ai enregistré mon album, <em>Introducing&#8230; Eileina Williams</em>, avec des musiciens qui font vraiment partie de mes favoris, autant humainement que musicalement parlant. Shelly Berg, une pianiste extraordinaire, Darek Oles à la basse, Kendall Kay à la batterie&#8230; Des personnes superbes, à la fois mes collègues et mes amis. N&#8217;étant pas sous contrat avec une maison de disques, j&#8217;ai vraiment créé un album très personnel, de A à Z.</p>
<p><big><big><strong></strong></big></big></p>
<p><big><big><strong>En parlant de musiciens, lesquels t&#8217;inspirent ? </strong></big></big></p>
<p>Beaucoup, dans le registre classique et bien sûr dans le jazz&#8230; Mais je m&#8217;inspire également beaucoup d&#8217;auteurs et de compositeurs&#8230; Et aussi de différents endroits dans le monde où j&#8217;ai eu la chance de voyager et qui m&#8217;évoquent des émotions particulières&#8230; Alors, je commence par quoi ? (rires). Dans le désordre, Jelly Roll Morton, King Pleasure, Pearl Bailey, Louis Armstrong, Chopin, Bach, Billie Holiday, Sarah Vaughan, Ella Fitzgerald, Carmen McRae, Betty Carter, Billy Strayhorn&#8230; Miles Davis, Coltrane, Clifford Brown, Paul Chambers&#8230; Waouh&#8230; La liste est interminable !!!</p>
<p><big><big><strong> Dans ton album, on redécouvre de grands standards du jazz. Étant donné ta longue liste d&#8217;inspirateurs, j&#8217;imagine que le choix a dû être difficile&#8230;</strong></big></big></p>
<p>C&#8217;est vrai&#8230; J&#8217;ai choisi des chansons avec lesquelles je me sentais en phase au moment d&#8217;enregistrer mon album, et aussi des chansons que j&#8217;adore. C&#8217;est toujours un dilemme&#8230; Quelles chansons choisir, quelles chansons enregistrer, quels morceaux représentent au mieux l&#8217;instant présent&#8230; Je chante toujours ces chansons, mais évidemment, j&#8217;ai évolué depuis 2005. Il n&#8217;y a aucune signification cachée derrière ces choix. N&#8217;oublie pas, cet album n&#8217;est qu&#8217;une Introduction&#8230; (rires). Le meilleur est donc à venir, sur cette magnifique route du jazz.</p>
<div id="attachment_468" class="wp-caption aligncenter" style="width: 330px"><a href="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/dscf07381.jpg"><img class="size-full wp-image-468" title="dscf07381" src="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/dscf07381.jpg" alt="Eileina Dennis offre un pur moment de jazz au public de l'Hôtel Bel-Ami à Paris." width="320" height="215" /></a><p class="wp-caption-text">Eileina Dennis offre un pur moment de jazz au public de l&#39;Hôtel Bel-Ami à Paris.</p></div>
<p><big><big><strong>Quelles ont été pour toi les collaborations musicales les plus marquantes ? Y a-t-il des artistes en particulier avec lesquels tu voudrais travailler ?</strong></big></big></p>
<p>Je ne fonctionne pas comme ça. Ça ne m&#8217;intéresse pas de travailler avec des musiciens sous prétexte qu&#8217;ils sont célèbres ou font de l&#8217;ombre aux autres&#8230; Mais j&#8217;aime être entourée de bons musiciens, avec une belle personnalité et une réelle passion&#8230; Vivre en Californie du Sud m&#8217;a donné l&#8217;opportunité de rencontrer de nombreux musiciens à la fois talentueux, passionnés, et adorables. Et ça, j&#8217;adore. Mais si tu veux encore des noms, alors Herbie Hancock, John Clayton, Peter Erskine, Jeff Clayton, Jeff Hamilton, Christian McBride et surtout Wynton Marsalis. Et j&#8217;adorerais être produite par Quincy Jones&#8230; Ce serait un rêve qui se réalise.</p>
<p><big><big><strong>Dis-moi que tu prépares un nouvel album&#8230; Si par bonheur c&#8217;est le cas, as-tu déjà une idée des titres que tu voudrais enregistrer ? Des compositions personnelles, peut-être ?</strong></big></big></p>
<p>Je prépare en effet un nouvel album, mais je n&#8217;en suis, justement, qu&#8217;au stade de préparation. Comme je compose et écris, il y aura des morceaux originaux. J&#8217;ai la chance de connaître des musiciens et des arrangeurs fabuleux qui travailleront avec moi sur ce projet, mais je ne peux pas révéler leurs noms. L&#8217;enregistrement devrait se faire en 2010, car j&#8217;ai beaucoup de concerts à travers le monde cette année, et je n&#8217;aurais pas beaucoup de temps à consacrer à l&#8217;écriture. Mais je te promets de te donner une interview exclusive&#8230;</p>
<p><big><big><strong>Donc, cette année, tu voyages ?</strong></big></big></p>
<p>Oui, je vais énormément voyager, mais c&#8217;est aussi du travail ! Je vais donner plusieurs concerts et séminaires, en Europe et ailleurs, et bien sûr continuer à écrire et à préparer mon nouvel album.</p>
<p><big><big><strong>Tu vis aux États-Unis, mais je sais que tu voues un amour particulier à l&#8217;Europe&#8230; Pourquoi ne pas t&#8217;y installer ?</strong></big></big></p>
<p>Tu sais, je suis anglaise, donc évidemment, l&#8217;Europe me manque énormément&#8230; Je vis aux USA depuis 2000, et je m&#8217;y sens bien pour diverses raisons mais mon coeur est définitivement européen, et je suis en permanence impatiente de rentrer&#8230; En fait, je pourrais vivre entre ces deux continents sans problème&#8230; L&#8217;Italie a une place très spéciale dans mon coeur, mais je suis aussi très attachée à Paris&#8230; J&#8217;y ai rencontré des musiciens merveilleux&#8230; Pour ce qui est du jazz, je sais qu&#8217;il se passe aussi beaucoup de choses aux Pays-Bas, en Finlande, en Allemagne, etc. Je devrais sans doute examiner ça de plus près&#8230; et passer plus de temps en Europe m&#8217;en donnerait l&#8217;opportunité. En fait, je compte revenir à Paris vers la fin de l&#8217;année&#8230; Et je te donnerai aussi cette information en exclusivité !!!</p>
<p><a href="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/dsc00101.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-465" title="dsc00101" src="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/dsc00101.jpg" alt="dsc00101" width="320" height="240" /></a></p>
<p><strong>Johana Boudoux.</strong></p>
<p><big><strong><a href="http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&amp;friendid=146464244">MySpace Officiel de Eileina Dennis</a></strong></big></p>
<p><big><strong></strong></big></p>
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		<title>A venir&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Apr 2009 16:54:27 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Cette rubrique sera prochainement mise en ligne. Pour vous tenir informés des prochaines publications, souscrivez à la newsletter !<a href="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/poulbot1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-372" title="poulbot1" src="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/poulbot1.jpg" alt="poulbot1" width="180" height="240" /></a></p>
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		<title>Faites couler de l&#8217;encre, pas du sang !</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Apr 2009 08:54:28 +0000</pubDate>
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Nichée au coeur du Marais, la Bibliothèque historique de la Ville de Paris prolonge jusqu&#8217;au 12 avril 2009 son exposition « Permis de croquer - un tour du monde du dessin de presse », consacrée à la jeune fondation Cartooning for Peace / Dessins pour la Paix créée par le célèbre éditorialiste Plantu et soutenue par Kofi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/9782020990356.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-399" title="9782020990356" src="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/9782020990356.jpg" alt="9782020990356" width="400" height="526" /></a></p>
<p>Nichée au coeur du Marais, la Bibliothèque historique de la Ville de Paris prolonge jusqu&#8217;au 12 avril 2009 son exposition « Permis de croquer - un tour du monde du dessin de presse », consacrée à la jeune fondation <em>Cartooning for Peace / Dessins pour la Paix</em> créée par le célèbre éditorialiste Plantu et soutenue par Kofi Annan. Inaugurée début décembre 2008 à l&#8217;occasion du soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l&#8217;homme, l&#8217;exposition regroupe deux cent cinquante dessins, sélectionnés conjointement par Plantu et la Bibliothèque de Forney (Bibliothèque des Arts Graphiques de la Ville de Paris) à travers lesquels vingt-six artistes de dix-sept nationalités différentes militent contre la censure et l&#8217;uniformisation de l&#8217;opinion. En exprimant leur vision du monde respective autour de cinq grands thèmes : délits d&#8217;humour, affaires d’Etats, portraits des “puissants”, le choc des cultures et SOS Terre, les membres de  <em>Cartooning for Peace / Dessins pour la Paix</em> font de « Permis de croquer » une puissante arme de pacification massive.<br />
<span id="more-355"></span></p>
<div id="attachment_398" class="wp-caption aligncenter" style="width: 435px"><a href="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/plantu.jpg"><img class="size-full wp-image-398" title="plantu" src="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/plantu.jpg" alt="© Plantu" width="425" height="283" /></a><p class="wp-caption-text">© Plantu</p></div>
<p>30 septembre 2005. La publication par le journal danois <em>Jyllands-Posten</em> de douze caricatures de Mahomet déclenche un tollé sans précédent dans le monde entier. En France, la parution le 8 février 2006 d&#8217;un numéro spécial réunissant ces caricatures ainsi que d&#8217;autres représentations satiriques du prophète (notamment la désormais célèbre caricature de Cabu titrée <em>&#8220;C&#8217;est dur d&#8217;être aimé par des cons&#8221;</em>) fait l&#8217;objet d&#8217;une longue et lourde procédure pénale menée à l&#8217;encontre de <em>Charlie Hebdo</em> par de nombreuses organisations, telles que le Conseil français du culte musulman, la Grande Mosquée de Paris, l&#8217;Union des organisations islamiques de France et la ligue islamique mondiale, qui demandent la saisie du numéro. En d&#8217;autres termes, la plus pure et simple censure.</p>
<div id="attachment_404" class="wp-caption aligncenter" style="width: 460px"><a href="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/congo.jpg"><img class="size-full wp-image-404" title="congo" src="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/congo.jpg" alt="© Kash" width="450" height="324" /></a><p class="wp-caption-text">© Kash</p></div>
<p>Très médiatisé, cet évènement a permis l&#8217;ouverture au siège de l&#8217;ONU à New-York en octobre 2006 la relance du débat sur la liberté d&#8217;expression, sous toutes ses formes. Car si de nombreux syndicats et associations de journalistes - tels, par exemple, <em>Reporters Sans Frontières</em> - militent depuis plusieurs années pour une presse libre et indépendante, jamais encore on ne s&#8217;était penché sur la censure bien réelle que subissent aujourd&#8217;hui les éditorialistes et autres dessinateurs de presse, d&#8217;où la nécessaire création de <em>Cartooning for Peace</em>. En effet, à l&#8217;exception des grands quotidiens et de revues spécialisées, il suffit d&#8217;ouvrir un journal pour s&#8217;apercevoir que le dessin de presse a tendance a disparaître au profit de la photographie, souvent bien propre et conventionnelle. Ainsi fréquemment une charmante maison de campagne illustre le récit du plus sordide des crimes, trois banderoles tenues par des citoyens mécontents résument des licenciements à la pelle, une bâtisse démolie masque des milliers de cadavres, un drapeau planté dans la glace annonce le pillage pur et simple des ressources naturelles de l&#8217;Arctique&#8230;</p>
<div id="attachment_403" class="wp-caption aligncenter" style="width: 426px"><a href="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/h_14_ill_1127471_no-rio_japonfondation_cartooning_for_peace__paris_bibliotheques.jpg"><img class="size-full wp-image-403" title="h_14_ill_1127471_no-rio_japonfondation_cartooning_for_peace__paris_bibliotheques" src="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/h_14_ill_1127471_no-rio_japonfondation_cartooning_for_peace__paris_bibliotheques.jpg" alt="© No-Rio" width="416" height="208" /></a><p class="wp-caption-text">© No-Rio</p></div>
<p>Or si la photographie a bien évidemment sa place dans les journaux, elle ne saurait en aucun cas se substituer au dessin de presse. En effet, alors que la photographie accompagne l&#8217;information dans son ensemble, la caricature ouvre un débat parallèle (et universel !) en se focalisant immédiatement sur la problématique au coeur du sujet, dans le but de faire réagir puis réfléchir le lecteur et de l&#8217;amener, par le biais de l&#8217;humour, de l&#8217;exagération voire de la provocation, à se forger sa propre opinion. Or priver les lecteurs de ce débat parallèle est en soi une forme de censure. Car si la liberté d&#8217;information est actuellement en danger, la liberté d&#8217;expression dans son sens le plus strict a quant à elle déjà pratiquement disparu.</p>
<div id="attachment_402" class="wp-caption aligncenter" style="width: 514px"><a href="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/viewmultimediadocumt.jpg"><img class="size-full wp-image-402" title="viewmultimediadocumt" src="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/viewmultimediadocumt.jpg" alt="© Patrick Chapatte" width="504" height="387" /></a><p class="wp-caption-text">© Ann Telnaes</p></div>
<p>Plus qu&#8217;une simple exposition de très beaux dessins de presse, dont la libre présentation par thèmes permet par ailleurs aux caricatures palestiniennes et israéliennes ou encore irakiennes et américaines de se côtoyer, <em>Permis de croquer</em> présente donc au public le combat mené depuis plusieurs années par <em>Cartooning for Peace</em> et notamment par Plantu (pour mémoire, lors d&#8217;une rencontre en 1990, Yasser Arafat accepte de dessiner lui-même l&#8217;étoile de David du drapeau israélien sur un dessin de Plantu, puis de signer sous le drapeau palestinien. En 1992, un an avant les accords d&#8217;Oslo, Plantu rencontre Shimon Pérès à Jérusalem qui accepte de signer, lui aussi, ce dessin). Oeuvrer pour la liberté d&#8217;expression, pour la liberté tout court, mais avant tout pour la paix.</p>
<p><strong>Johana Boudoux.<br />
</strong></p>
<div id="attachment_397" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><a href="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/cartooning-for-peace-2.jpg"><img class="size-full wp-image-397" title="PDC1" src="http://blogapart.net/wp-content/uploads/2009/04/cartooning-for-peace-2.jpg" alt="© Pierre Kroll" width="500" height="375" /></a><p class="wp-caption-text">© Pierre Kroll</p></div>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><em><strong>Permis de croquer - un tour du monde du dessin de presse</strong></em><br />
Bibliothèque Historique de la Ville de Paris • 22, rue Malher • 75004 Paris<br />
Métro Saint-Paul<br />
Renseignements : 04 90 82 40 57<br />
Jusqu&#8217;au 12 avril 2009, du mardi au dimanche de 11h à 19h.<br />
4 € | 2 €</p>
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