La Femme de l’ombre
Perdue depuis des heures, des nuits peut-être, dans ce dédale de dalles qu’elle dévale, elle ôte ses souliers pour s’abandonner toute entière à son amour minéral. A peine a-t-elle posé son pied sur la pierre lisse et glacée qu’elle tressaille, et sent se hérisser sur l’étendue de sa peau nue son fin duvet. Ce contact charnel, ardent comme un premier baiser, laisse sur la plante de ses pieds son empreinte, étrange tatouage brodé de fils d’Ariane représentant une carte du tendre. Lire plus


